Photographe d’architecture et de patrimoine, j’ai réalisé un reportage haut de gamme à la Halle aux Sucres de Dunkerque, ancien entrepôt portuaire réhabilité par l’architecte Pierre-Louis Faloci en 2011. Mon travail illustre la transformation d’un bâtiment historique en centre moderne dédié à la ville durable et à la culture urbaine. Grâce à une approche respectueuse des volumes, des textures et de la lumière naturelle, les photographies mettent en valeur l’identité unique du lieu — idéale pour valoriser la communication visuelle de projets patrimoniaux, culturels ou institutionnels.
Installée sur le port de Dunkerque, la Halle aux Sucres est un ancien entrepôt de marchandises construit en 1898 pour le stockage du sucre. Aujourd’hui, après une profonde réhabilitation, elle s’est transformée en centre dédié à la « ville durable », mêlant expositions, ressources urbaines, archives, workshops et espace public.
Lorsque j’ai été sollicité pour photographier ce lieu emblématique, mon approche a été guidée par le désir de rendre visible la richesse historique du bâtiment autant que sa réinvention contemporaine. L’intervention de l’architecte Pierre‑Louis Faloci, qui a piloté la réhabilitation en 2011, structure tout l’esprit du lieu : un dialogue entre passé industriel et modernité engagée.
Mon objectif photographique a ainsi été double : révéler la mémoire du port industriel — les volumes anciens, les traces du temps, les gabarits maritimes — et simultanément magnifier la transformation : les vastes verrières, la rampe d’accès inclinée, les nouveaux espaces lumineux dédiés à l’échange, à la pédagogie et à l’urbanisme durable. Chaque cliché devait raconter cette métamorphose : un héritage revisité pour penser la ville de demain.
Dans mes images, la lumière naturelle joue un rôle central : elle met en valeur les textures brutes — métal, béton, bois — tout en accentuant la verticalité et la dimension d’espace du bâtiment. J’ai veillé à ce que les perspectives respectent la géométrie industrielle originale, tout en soulignant les éléments modernes — rampes, atrium, volumes ouverts — pour exprimer le contraste entre l’ancien entrepôt et son identité actuelle de lieu vivant.
Le reportage se structure comme une invitation : du quai d’arrivée jusqu’au cœur de la Halle, le visiteur visuel est guidé à travers les strates de l’histoire, les éléments rénovés, les espaces ouverts à l’échange et à la réflexion. Ces images permettent aujourd’hui à la Halle aux Sucres de disposer d’un matériel visuel fort — utilisable pour sa communication institutionnelle, ses supports web, ses dossiers culturels, ou encore ses plateformes d’information — tout en respectant l’âme du lieu.
Ce travail illustre clairement l’intérêt, pour un lieu patrimonial reconverti, d’un regard photographique professionnel : capable de conjuguer mémoire, architecture, lumière et usage contemporain, afin de traduire visuellement une ambition d’avenir.




